le 12 mai, célébrons nos infirmiers et infirmières

A l’occasion de la journée internationale des infirmières et du bicentenaire de la naissance de Florence Nightingale, pionnière britannique des soins infirmiers modernes, nous avons aujourd’hui décidé de rendre hommage et d’adresser un grand merci à nos infirmiers et infirmières d’Handi Val de Seine, pour leurs précieuses connaissances, leur engagement et leur dévouement, jour après jour, au sein de nos établissements. Merci à Eloïse, Avilla, Aurélie, Tiphenn, Latifa, Robin, Laetitia, Aurore, Ilda, Masintha, Felipe, Miriam, Noémie, Elena, Patricia, Isabelle, Malika, Alexia et l’infirmière du Foyer Jacques Landat.  

Voici quelques témoignages recueillis au sein de nos établissements :  

Les collègues d’Eloïse, infirmière à l’IME de Poissy, disent d’elle que c’est une super infirmière ! Elle est dynamique, dévouée, réactive et trouve toujours, si besoin, une solution pour nos jeunes et aussi pour le personnel.

« Après une spécialisation de puéricultrice, j’ai travaillé pendant 9 ans en maternité et néonatalogie à l’AP- HP et depuis trois ans, au sein de l’IME. J’ai toujours eu envie de me sentir utile, d’aider les gens, et plus particulièrement les enfants. Je souhaite prendre soin des autres dans leur dimension physique et psychique. Je regrette néanmoins la non-reconnaissance de la profession par les politiciens et le gouvernement. Dans l’imaginaire collectif, l’infirmière reste cette personne dévouée corps et âme à son métier sans tenir compte de l’implication personnelle et les sacrifices auxquels elle doit consentir, en travaillant le jour, la nuit, les jours fériés, avec une vie de famille trop souvent sacrifiée. Malgré tout, j’aime continuer à sentir cette utilité, chaque jour et savoir que mon travail prend tout son sens auprès de nos familles. J’espère aussi qu’un jour, le métier d’infirmière puéricultrice puisse être reconnue comme un maillon privilégié de la relation parents- enfants. »

 

Avilla*, infirmière et à présent cheffe de service au Service d’Accompagnement médico-social pour adultes handicapés (SAMSAH) d’Epône :

« J’ai commencé par être aide-soignante à la Mas d’Ecquevilly, avant mes études d’infirmière. Après mon diplôme, j’ai travaillé en hôpital privé mais je n’y suis restée que six mois. J’étais dans un service maternité, seule avec 35 patientes. J’ai arrêté car je n’avais pas envie de traiter uniquement des prescriptions sur ordinateur et des numéros de chambres. Lorsque je suis arrivée au SAMSAH, cela a été la révélation. Aujourd’hui, je peux dire que je suis vraiment passionnée de ce que j’y fais. Nous ne faisons pas de soins techniques. En revanche, nous revenons vraiment à notre rôle premier et propre de l’infirmière, celui d’un accompagnement global, et de surcroît ici, en milieu ouvert au service du handicap psychique. Nous avons également une approche holistique et l’holisme prend alors tout son sens, dans la mesure où tout est lié. En impulsant le changement dans un domaine de vie ( la santé, le logement …), on peut vite déséquilibrer le tout car le changement est bien souvent anxyogène pour nos publics. On a aussi la chance de travailler ici en équipe pluridisciplinaire et de développer l’éducation thérapeutique, avec une phase de diagnostic éducatif en aidant notre usager à lui faire prendre connaissance de sa pathologie. On peut ensuite le guider pour lui faire comprendre ses symptômes, comment il peut anticiper ses périodes de crises et comprendre ce qui les déclenche par exemple. On lui explique aussi comment gérer ses propres soins et donc on essaie de développer un plan de crise conjoint. Dans le travail médico-social, le lien avec l’usager existe encore et nous venons remettre le soin au centre ».

Quid du confinement ? « Durant la pandémie, tout s’est bien maintenu. Nous prenions part aux tâches domestiques de nos personnes accompagnées (faire les courses, acheter des cigarettes,). Nous avons aussi beaucoup développé le numérique et dans certaines situations, nous avons remarqué que la visioconférence peut libérer la parole. Cela nous a aidés et permis de réfléchir à nos pratiques, et de garder cet outil pour certains usagers ».

 

Aurélie, également infirmière au SAMSAH :

« J’ai 38 ans, maman de 2 enfants et j’exerce mon métier d’infirmière depuis février 2006.

J’ai quitté ma région du Nord Pas de Calais pour venir m’installer sur Paris où j’ai commencé à travailler dans un EHPAD. J’ai travaillé pendant plus de 10 ans auprès de la personne âgée. Une expérience très riche que ce soit sur le plan relationnel qu’au niveau du soin avec une prise en charge polypathologique. 

Malheureusement, les conditions de travail se sont dégradées. J’avais l’impression de courir en permanence, ne plus avoir le temps pour être auprès de la personne et l’accompagner pour ses derniers jours. J’ai alors trouvé ce poste au Samsah et ce fut le début d’une nouvelle et belle aventure professionnelle, un peu comme une reconversion, puisque je quittais le soin pour intégrer une équipe dans le médico-social où là, il n’y avait plus du tout de soins. J’accompagnais à présent dans la vie, j’aidais la personne à retrouver son autonomie. Cela fait maintenant un peu plus de 3 ans que j’y travaille avec une équipe formidable. Un travail en coréférence avec les travailleurs sociaux, où nous avons la chance d’avoir un psychiatre avec qui nous faisons les entretiens d’éducation à la santé, des visites à domicile…une psychologue qui nous apporte au quotidien une richesse d’analyse, une psychomotricienne à mi-temps et une AMP à temps plein.

Nos missions se sont affinées au cours de ses dernières années, l’objectif étant d’accompagner l’usager vers l’acceptation de sa maladie et son impact sur la vie quotidienne. 

Nous sommes 2 Infirmières, diplômée d’Etat au sein de la structure, chacune référente de 22 usagers avec une approche différente mais complémentaire. 

Par mon expérience, j’ai une approche plutôt centrée sur le bien-être de la personne : je propose des massages, des balades dans la nature pour se recentrer sur le moment présent, j’essaye d’aider la personne en valorisant ce qu’elle sait et aime faire.

J’ai travaillé sur un projet avec la psychomotricienne concernant la communication et la gestion des émotions. J’anime des cafés discussions (différents thèmes de la vie sont abordés…), et je vais prochainement m’initier au Reiki.

Je suis plus que ravie d’avoir trouvé ce poste il y a 3 ans où je suis de nouveau pleinement épanouie en tant qu’infirmière et j’ai trouvé cet équilibre entre ma vie professionnelle et vie privée que j’attendais tant». 

 

Tiphenn, Infirmière à l’IME Alfred Binet depuis une dizaine d’années.

« J’ai débuté ma carrière par des missions d’intérim pour plus de découverte, puis en EPHAD.

Par la suite, je suis partie vivre 5 ans en Nouvelle-Calédonie ou j’ai énormément appris (chirurgie orthopédique, traumatologie, néonatologie).

De retour en France, J’ai de nouveau exercé par le biais de l’intérim pour finalement intégrer l’IME Alfred BINET aux Mureaux.

J’ai toujours été intéressée par la nutrition, qui selon moi, joue un rôle important dans la prise en charge des patients et usagers. C’est pourquoi, J’ai souhaité intégrer ce projet dans ma vie professionnelle et obtenir également un diplôme de diététicienne nutritionniste en 2020 »

 

Latifa RABEH, infirmière depuis 2004, en renfort sur l’IME Alfred BINET depuis octobre 2019.

« J’ai débuté ma carrière à l’hôpital Necker-Enfants malades pour y travailler quelques années notamment dans le service de Pédiatrie générale prenant en charge des enfants atteints de  drépanocytose et la mucoviscidose. Ce service a été très formateur pour moi et m’a permis de me construire. Cette période de ma vie professionnelle a été riche en expériences, tant sur le plan professionnel qu’émotionnel.

 J’ai ensuite été vacataire jusqu’en 2014. Grâce à toutes ses missions, toutes différentes les unes des autres, j’ai énormément appris : j’ai découvert le monde du handicap en 2008, à travers mon exercice en Foyer d’Accueil Médicalisé, en Foyer d’Accueil Médicalisé pour personnes handicapées vieillissantes, en Instituts médico-éducatifs ou en Maison d’Accueil Spécialisées, une population que je n’ai jamais quittée depuis ! »

 

Nous apprécions toutes les deux le contact avec les jeunes. Notre rôle à l’IME est très diversifié, ce qui le rend plus riche.

Cette crise sanitaire que nous vivons tous, a certes perturbé notre organisation. Cependant, nous avons su nous adapter, et à notre agréable et grande surprise, nos jeunes aussi !

 

 

Robin, Infirmier diplômé d’Etat, au sein de la Mas Léon Herz et le Foyer de Vie d’Ecquevilly

« Pour ma part, je souhaite vraiment mettre en avant l’investissement de notre équipe d’Infirmiers diplômés d’Etat auprès des résidents, l’adaptabilité de chacun selon les évènements du jour et au vu du contexte sanitaire. Nous avons certes des contraintes horaires mais en face, nous recueillons le plaisir de travailler auprès de personnes en situation de handicap. Notre métier évolue, notamment vers l’importance d’une traçabilité en ce début d’année (Net Vie, nouveau logiciel installé à la MAS), mais qui reste indispensable pour un suivi optimal des soins et une qualité dans l’accompagnement des résidents ».

 

 

Miriam, infirmière, au FAM Jacques Saint Amaux

« Je suis diplômée depuis 10 ans et j’ai commencé ma carrière en milieu hospitalier pour acquérir des techniques de soin. J’ai choisi ce métier afin d’accompagner, soigner et également pour les relations humaines.

Au bout de 8 ans, j’ai décidé de m’orienter vers une structure du médico-social afin d’accorder plus de temps au relationnel et d’établir une relation de confiance avec les patients. Cela fait maintenant deux ans que j’exerce mon métier au sein du FAM.

En débutant mes fonctions dans cet établissement, j’ai pu repérer quelques incohérences entre le suivi éducatif et le suivi paramédical mais j’ai constaté une nette amélioration et j’ai bon espoir que cela se poursuive. La crise sanitaire a de plus, intensifié le travail d’équipe, grâce auquel nous avons pu limiter le nombre de personnes contaminées par la Covid-19.

Je ressens beaucoup de joie quant à la confiance que nous accordent les résidents, qui se sentent rassurés grâce à notre accompagnement ».

 

Noémie, infirmière au FAM Jacques Saint Amaux

« Après avoir débuté une carrière professionnelle hors secteur paramédical, j’ai décidé de me diriger vers des études d’infirmière. En effet, cette formation me permettait d’accéder à un métier réunissant, à la fois, le soin à la personne et les contacts humains.

Diplômée en 2014, j’ai pratiqué dans un premier temps, dans le secteur hospitalier, avant de postuler sur le FAM en 2018. Le choix de travailler dans le secteur médico-social me permet de prendre le temps de mieux connaître les résidents et de suivre leur parcours médical dans l’intégralité pour de meilleurs soins.

J’apprécie de voir les résidents évoluer au sein de cette structure et j’éprouve une grande satisfaction quant à leur bien-être. C’est d’ailleurs pour cette raison que je souhaite évoluer au sein de ma carrière en découvrant d’autres structures d’accueil et pourquoi pas devenir chef de service ». 

* Pour aller plus loin, une lecture conseillée par Avilla du Samsah : “La Pensée infirmière”, 4ème édition, Jacinthe Pépin, Francine Ducharme et Suzanne Kerouac, Beauchemin, avril 2017.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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