Lettre n°15

À LA UNE

Le foyer de vie fête ses vingt printemps

Le foyer de vie, accueille depuis 1998 de jeunes aduLtes en situation de handicap mentaL ou psychique stabiLisé et qui sont pLutôt autonomes. iLs y trouvent de L’aide pour réaLiser Leur projet de vie et d’ouverture sur Le monde extérieur. c’est avec bonheur que tout Le monde s’affaire pour Les festivités qui auront Lieu Le 11 septembre prochain.

Situé au dernier étage du bâtiment de la MAS Léon Herz d’Ecquevilly le foyer de vie a emménagé ici, il y a vingt ans. L’établissement, non médicalisé, dispose de 11 places pour les internes et 10 semi-internes. Les résidents ou bénéficiaires peuvent s’épanouir à travers une vie sociale, rythmée par de nombreuses activités de bien-être : musique, danse, théâtre… On leur o re également la possibilité de faire de la relaxation, d’utiliser le matériel mis à leur disposition sur place, salle snoezelen, salon d’esthétique, salle d’informatique, cuisine thérapeutique… C’est un foyer entouré de verdure, idéal pour les activités de plein air, 4 hectares de parc en plein centre- ville d’Ecquevilly.

Un foyer pour de jeunes adultes qui ne peuvent pas être admis dans le monde du travail

En 1998, il a été créé pour répondre au besoin d’accueil de jeunes adultes de 18 ans qui sortaient de l’IME et qui ne pouvaient être admis à l’ESAT et donc être logés au foyer d’hébergement. A cette époque, ce qu’on appelait les centres d’aide par le travail (CAT) ne connaissaient pas les objectifs de rendement actuels. Y étaient acceptées toutes les personnes, quel que soit leur handicap. Aujourd’hui la sélection devient plus difficile. « Ceux qui ne sont pas admis à l’ESAT, car trop fatigables, sont accueillis chez nous. Pour ceux qui ont une frustration de ne pas pouvoir travailler, nous leur proposons des activités qui s’apparentent au travail, mais moins fatigantes, avec des rendez-vous réguliers qui rythment leur semaine. D’autres préfèrent rester au calme, c’est possible aussi, on s’adapte. Nous respectons leur choix de vie en fonction de leur projet, » remarque Sabine Huet, chef de service éducatif.

« Ils nous donnent de belles leçons de vie »

La nouvelle directrice Cécile Poingt est en poste depuis un an : « Quand je suis arrivée, j’ai trouvé l’établissement très vivant et très chaleureux. Les bénéficiaires me surprennent tous les jours. Ils ont beaucoup d’humour et cela peut même provoquer des situations cocasses ! » remarque-t-elle. Sabine Huet, chef de service, estime « qu’ils donnent de belles leçons de vie et qu’ils ont une grande faculté d’adaptation. Ils nous aident à relativiser les choses. Si on leur apporte beaucoup, ils nous le rendent au centuple ! ». La directrice souligne l’écart d’âge entre les béné ciaires : « Il y a vingt-cinq ans d’écart entre le plus jeune et plus âgé. La di culté est de pouvoir tenir compte de l’hétérogénéité et nous conformer à leurs besoins qui sont très di érents, a n de pouvoir les accompagner au mieux. Nous sommes obligés de réorganiser les projets en fonction des personnes vieillissantes et nous en avons de plus en plus. Certain sont là depuis vingt ans ». La direction est en ré exion autour de la création de plusieurs unités adaptées pour respecter les particularités de chacun et pour être plus proches de leurs attentes. « Aujourd’hui, ils sont tous regroupés dans la même unité au sein d’un espace qui est devenu un peu étroit et c’est plus di cile de répondre à leur envie de calme, pour ceux qui ne sont pas internes et qui ne disposent pas d’une chambre pour s’isoler, » ajoute la directrice. Le projet La Passerelle à Hardricourt qui vient d’avoir le feu vert du département, devrait résoudre les problèmes. Le bâtiment neuf sortira de terre en 2020. Il regroupera à la fois le foyer d’hébergement Jacques Landat et le foyer de vie et apportera plus de confort. Tous seront accueillis dans ce futur foyer moderne, chaleureux, avec chambres individuelles et la possibilité de participer à de nombreuses activités mutualisées, adaptées à leurs besoins et leurs envies. 

Rendez-vous à la fête des 20 ans le 11 septembre de 10h à 17h dans le parc du foyer de vie d’Ecquevilly

Pour ce moment festif, vous seront présentées toutes les activités de l’année. Les réalisations en interne ainsi que celles qui sont le fruit du travail avec les partenaires avec qui le foyer a noué des liens depuis cinq ans : musicothérapie avec Nicolas Sage, atelier de percussion avec Nicolas Block, mais également chants, danses…Vous découvrirez des stands avec les réalisations des béné ciaires, de quoi vous restaurer et passer un bon moment en pro tant du spectacle, en toute convivialité. Une tombola est prévue avec tirage au sort en n de journée. La fête des 20 ans se veut ouverte à tous : familles, résidents, personnels et partenaires…

La ville d’Ecquevilly soutient la fête par une aide matérielle. Une solution de repli en cas d’intempéries a même été envisagée dans la salle Le Ferry. On compte sur vous pour venir faire la fête !

Questions à

Clarisse Christophe

RESPONSABLE DU GROUPE D’ENTRAIDE MUTUELLE (GEM)

Qu’est-ce que Le Gem ?

« Le groupe d’entraide mutuelle est un accueil de jour, un lieu d’échanges, de partage, de convivialité. Ce n’est pas un lieu de soin. Je suis à leurs côtés en tant qu’animatrice et non pas en tant que psychologue ou infirmière. C’est un lieu différent, que l’on pourrait qualifier d’ordinaire. »

A qui est-il destiné ?

« Il accueille les adultes de plus de 18 ans qui sou rent de troubles psychiques, avec ou sans reconnaissance de handicap et qui sont stabilisés. Depuis l’ouverture, le 20 février dernier, ils sont une dizaine à venir régulièrement. Ils savent qu’ils vont trouver ici, une écoute et de la vie. Ils viennent chercher des personnes avec qui discuter, échanger mais aussi des activités, des animations, des sorties ou même des voyages. Les activités sont toujours à leur initiative. Que ce soit pour le choix des ateliers, comme le chant ou les sorties au Jardin des plantes ou autres, ce sont toujours eux qui donnent les idées. C’est l’originalité de ce lieu. Leur souhait est d’aller voir la mer, nous allons étudier comment concrétiser tous ensemble ce projet. »

Pourquoi viennent-ils ?

« Il s’agit pour eux qui vivent souvent seuls et qui n’ont pas d’activités dans la journée de rompre leur isolement, en sortant de chez eux et en se déplaçant au centre social, situé au cœur du Val Fourré à Mantes-La-Jolie. Ici, ils peuvent créer du lien social. Quelques- uns se connaissent déjà car ils sont souvent suivis dans les mêmes structures de soins à la plate-forme de services à Épône dont nous dépendons, mais ils rencontrent aussi d’autres personnes. Ici, c’est l’entraide entre les adhérents qui prime. »

Quelle est La particuLarité du Gem de mantes-La-jolie ?

« Chaque GEM a une personnalité di érente. Le fait de travailler avec des personnes fragiles, c’est quelque chose qui me porte et qui me pousse à me lever le matin. Aucune journée ne se ressemble et j’en apprends tous les jours sur eux et moi. On partage les expériences, sans être dans le jugement des uns ou des autres. Chacun se sent à sa place. Ici la spéci cité, c’est le rire. Si on a réussi à partager et à rire, la journée est gagnée, en tout cas pour moi, c’est magique ! »

ZOOM

Une semaine pour sensibiliser les citoyens au handicap aux Mureaux

Handi Val de Seine a été, cette année encore, l’un des partenaires actifs de la semaine de sensibilisation au handicap, organisée par le CCAS de la ville des Mureaux, sur le thème « Avec ou sans handicap, nos histoires sont les mêmes ».

C’est par une conférence-débat, animée par les professionnels du Pôle d’Autonomie Territorial Seine que la semaine a été lancée, le 4 juin dernier, à la maison des associations. Différents thèmes ont été abordés et notamment la question cruciale : « Pourquoi et comment faire reconnaitre le handicap (démarches, interlocuteurs, aides…)? ». Après un échange avec la salle, une rencontre avec les acteurs locaux a été organisée sur leurs stands d’information, dont celui d’Handi Val de Seine. Nos établissements ont été actifs. Les professionnels du CAMSP avaient organisé des ateliers de motricité, le yoga des tout-petits, des temps de relaxation pour les enfants des structures de la petite enfance et leurs parents, animés par des professionels. Comme tous les ans, la troupe Managroup a présenté sa dernière création : « Le Roi s’est fait la malle ! », un spectacle joué par des acteurs valides ou en situation de handicap qui improvisaient et dansaient tous ensemble. Il a été possible d’explorer l’aérodrome des Mureaux et de faire des baptêmes de l’air d’une quinzaine de minutes, grâce à l’aéroclub Paul-Louis-Weiller, dont les activités sont dédiées à la formation de pilotes handicapés des membres inférieurs. Sensibilisation à l’autisme par le SESSAD, initiation à la langue des signes par le service d’action culturel de la ville des Mureaux, ciné-débat… ont ponctué la semaine d’animation qui a rencontré un plus grand succès encore que les années précédentes. Comme quoi, grâce à la mobilisation des partenaires, la sensibilisation au handicap touche de plus en plus de personnes. La meilleure façon de changer le regard sur le handicap, c’est de mieux le comprendre. Et cette manifestation y contribue sans aucun doute. Le pari est gagné !

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