Lettre n°18

À LA UNE

Réhabilitation du pôle TSA à l’IME A. Binet

Initialement inauguré en septembre 2015, le pôle TSA (Trouble du Spectre Autistique) de l’IME Alfred Binet des Mureaux va prochainement être sujet à une réhabilitation. Alors qu’il n’a de cesse d’accueillir de nouveaux enfants autistes, il nous faut offrir un cadre adapté à tous et un accompagnement dans les meilleures conditions.

C’est même devenu indispensable : dès la création du pôle, il était convenu que le bâtiment d’accueil devait être modernisé et remis aux normes puisqu’il s’agissait initialement d’un logement de fonction. Il présente dès lors le principal désavantage de ne pas répondre aux normes d’un collectif, ni aux besoins spécifiques des enfants autistes.

Ces enfants présentent notamment des particularités sensorielles qu’il faut impérativement respecter pour ensuite les stimuler dans un apprentissage sur table ou un travail de communication (des couleurs neutres, une contenance acoustique, des salles fonctionnelles avec une lumière modérée). Ce réaménagement devrait permettre d’accompagner les enfants dans des conditions d’hygiène, de sécurité et de bien- être optimales qu’ils ne rencontrent pas aujourd’hui. Les professionnels accompagnants, formés aux approches comportementales et à des outils spécifiques font, quant à eux, preuve d’une motivation hors du commun, qu’il sera bon de récompenser par des locaux adaptés.

Permettre à chaque jeune de grandir dans des espaces adaptés et en groupes restreints

Ce projet global du pôle TSA est en fait double : réaménager l’espace intérieur pour être adapté à l’accompagnement de jeunes autistes, mais également créer un espace récréatif permettant aux jeunes de se détendre et répondre à leurs sens proprioceptifs et besoins vestibulaires. Seul le premier point a pour le moment été entériné, le second est toujours suspendu à un financement externe.

Le réaménagement intérieur est essentiellement une recomposition du plan de circulation. L’objectif est de permettre à chaque jeune de grandir dans des espaces adaptés et en groupes restreints. Trois circuits sont donc pensés : des accueils modulaires pour les primo-arrivants, les enfants et les adolescents – jeunes majeurs en cours d’orientation post-IME. Un gros œuvre est également à prévoir sur l’atelier cuisine et la salle d’eau, qui doit servir de lieu d’apprentissage à l’autonomie dans les gestes de la toilette et de la vie quotidienne.

Il est prévu de morceler les travaux en différentes phases afin de ne pas soumettre les enfants à des bruits ou odeurs qui pourraient engendrer des troubles du comportement.

ZOOM

Un point sur l’unité TSA du SESSAD A. Larché

L’unité TSA du SESSAD André Larché, ouvert en 2017 avec un agrément pour 13 enfants, accompagne à ce jour 14 enfants autistes âgés de 5 à 20 ans. La création de ce service illustre l’énergie commune du SESSAD et de son organisme gestionnaire Handi Val de Seine, de vouloir répondre aux attentes identifiées des familles d’enfants en processus de trouble du spectre autistique, mais aussi de s’inscrire dans la politique actuelle des pouvoirs publics. La démarche vise à relever les nombreux défis de l’autisme et donner leur juste place à l’enfant différent en évitant la rupture de parcours. Une ambition de taille qui repose sur l’investissement de l’équipe des professionnels de l’unité TSA représentée par 3 éducatrices spécialisées, une psychomotricienne et une psychologue, l’équipe de direction du SESSAD et un médecin 

pédopsychiatre en lien avec ses partenaires : CMPI, établissements scolaires, IME, paramédicaux libéraux… Les interventions se font prioritairement à l’école, au domicile de l’enfant et dans les locaux du SESSAD.

Le travail d’accompagnement des enfants TSA et des familles se base sur les recommandations de la Haute Autorité de Santé et des méthodes d’évaluation recommandées et reconnues dans le domaine de l’autisme, mais également sur les formations spécifiques comme la supervision. Installée dans des locaux provisoires depuis l’ouverture, cette unité prendra place dans un nouveau bâtiment de 140m2 en cours de construction et qui devrait être terminée pour la rentrée scolaire 2019/2020.

Création d’unité pour personnes handicapées vieillisantes en EHPAD

Le 4 février dernier, l’ARS et le Conseil départemental présentaient le projet de création d’unités dédié à l’accueil de personnes handicapées vieillissantes au sein des EHPAD. Il s’inscrit dans une certaine logique suite au contexte actuel : en Ile- de-France, 9500 personnes en situation de handicap sont vieillissantes, le besoin de libérer des places au sein des Foyers d’Accueil Médicalisés se fait ressentir tandis que de nombreuses places sont vacantes au sein d’EHPAD.

Une première unité de 14 places à l’EHPAD Léopold Bellan est en cours d’ouverture tandis que deux autres verront le jour dans les mois à venir. Les personnes accueillies au sein de ces unités bénéficieront des soins adaptés grâce à la présence de psychomotriciens, psychologues, ergothérapeutes, ou encore kinés. Des activités et des sorties seront mises en place en fonction des capacités et souhaits de chacun.

Questions à

Stéphane Dozolme

directeur des Services Généraux

Qu’est-ce qu’un PPI ?

Un Plan Pluriannuel d’Investissement. Chez Handi Val de Seine ce plan d’investissement est réalisé sur 5 ans puis soumis à nos financeurs pour validation. Il convient de distinguer deux types d’investissements : les travaux, qui correspondent à l’entretien des bâtiments (sol, peinture, extension), et les équipements, qui représentent l’achat et le remplacement des biens à renouveller (climatisation, mobilier). La partie financement est quant à elle répartie entre les nouveaux travaux, associés à la dotation aux amortissement des établissements, et les travaux liés à la provision sur bail. Pour ces derniers, chaque établissement provisionne 0,8% du montant des travaux de construction initiaux. Pour résumer, on liste sur 5 ans les coûts par année afin d’assurer un bon maintien des établissements et des équipements.

Quels-en sont les enjeux et objectifs ?

L’enjeu principal est de réussir à planifier l’ensemble des travaux sur plusieurs années et l’objectif de maintenir en bon état le patrimoine du syndicat intercommunal. Un PPI se compose également de différentes catégories de maintenance (sol, peinture, plomberie, chaudière, etc…) et pour chaque équipement, il y a une durée de vie, un prix de mise en fonctionnement et une date de remplacement. L’objectif est donc de cadrer l’ensemble des travaux en amont afin d’anticiper sur le moyen terme, l’utilisation des financières.

Comment est-il exécuté ?

Il n’y a pas réellement d’étapes pour la mise en œuvre mais plutôt une check-list à respecter dans son élaboration. Nous devons lister les équipements, évaluer leur durée de vie, leur date de mise en place et leur coût de remplacement pour ensuite en dégager une synthèse.

Suite au dernier PPI, quels ont été les investissements réalisés ?

Le PPI de mai 2018 est le premier et cours jusqu’en 2023. Il sera mis en place courant 2019, mais tout n’a pas encore été validé et il va falloir prioriser les demandes de travaux. Tous les ans, nous réunirons les directeurs d’établissements afin de notifier les nouvelles demandes et d’actualiser la planification des investissements courants qui ont été réalisés. La réalisation d’un parking pour le SESSAD et la sécurisation du parc de la MAS Léon Herz sont les prochains investissements au programme.

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FINANCEURS

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